Les Crampons du Murgat

Les Crampons à Saint-Jean‑Mirabel, au rythme des pas et des histoires partagées

Le 16 juin dernier, les Crampons ont pris la route de Saint‑Jean‑Mirabel, accueillis dès leur arrivée par le parfum de la fouace et la convivialité d’un café partagé. Bernard LABORIE, ancien maire et amoureux de son village, marchait en tête, entouré de ses amis. Tous avaient à cœur de dévoiler leur territoire, comme on ouvre un album de souvenirs.
Saint‑Jean‑Mirabel, petite commune rurale de l’est du Lot, veille sur ses 296 habitants depuis son promontoire. Son nom, qui mêle la figure de Saint‑Jean et l’occitan mirar, dit déjà l’essentiel : un lieu où l’on regarde loin, où la vue porte, où la terre raconte.

Le Célé et ses affluents y dessinent des vallons frais, des chemins ombragés, des murmures d’eau qui accompagnent le pas du randonneur.

La balade a suivi en partie le Chemin de l’Eau, un itinéraire vivant où la fontaine de Neulie apparaît comme un clin d’œil du passé et où les passerelles rythment le ruisseau.

Les hameaux se succèdent, chacun avec son charme discret, ses pierres blondes, ses jardins soignés. À La Roque, les fleurs éclatent de couleurs, comme si le village tout entier avait décidé de saluer les marcheurs.

Dans le bourg, l’église Saint‑Jean‑Baptiste se dresse, paisible et solide. Elle conserve une part médiévale, probablement du XIIIᵉ siècle, intégrée dans un agrandissement du XIXᵉ ; l’édifice actuel est un assemblage harmonieux entre l’ancienne nef et la construction plus récente. Inscrite aux Monuments historiques depuis 1972, elle veille sur les pèlerins du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui trouvent ici une halte simple et accueillante près de la salle communale.

La journée s’est déroulée dans une atmosphère de partage, nourrie d’échanges, de comparaisons entre nos deux communes, de récits d’enfance et d’anecdotes qui font sourire. Cette rencontre prolonge les visites organisées à Carlat ces deux dernières années, comme un fil d’amitié qui se tisse patiemment, pas après pas.

Nous nous sommes quittés avec la certitude de nous revoir, et l’envie sincère de faire découvrir encore davantage le Cantal à nos amis mirabeliens. Une journée lumineuse, voire un peu caniculaire en milieu de journée… , qui laisse dans la mémoire la trace d’un chemin parcouru ensemble.


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